Avant les tournées, la direction artistique et LES GRIOTS, Moos Coulibaly situe une part de son apprentissage au sein d’ICE CREAMZ, à Caucriauville. Dans un entretien vidéo avec Havrais·e, il raconte comment la danse l’a conduit vers la vidéo, le graphisme et la création en équipe.
Moos Coulibaly revient sur ses débuts dans la danse et l’apprentissage de l’image au Havre.
Moos Coulibaly raconte avoir découvert la danse au lycée. Avec Senar, Juvinal et d’autres membres d’ICE CREAMZ, il participe à des entraînements, des événements et des tournages. Il décrit une motivation d’abord artistique et collective, avant toute recherche de rentabilité.
Dans son récit, le groupe réunit plusieurs compétences : danse, musique, vidéo et graphisme. Chacun contribue à un projet plus large que sa propre discipline. Cet environnement donne au jeune danseur des occasions concrètes d’observer comment une chorégraphie devient une image puis un contenu diffusé.
Apprendre l’image par l’observation
Dans l’entretien, Moos Coulibaly explique avoir regardé Juvinal filmer et monter les chorégraphies. Il associe également Senar au travail graphique et cite l’agence Senar & Juvinal Graphics lorsqu’il revient sur cette période. Ces noms et rôles sont rapportés selon son témoignage.
Cette proximité rend les métiers de l’image plus accessibles. Moos Coulibaly voit les outils, les gestes et les étapes d’un projet. Il complète cet apprentissage informel par des recherches sur des forums spécialisés, à une époque où les tutoriels vidéo sont moins nombreux.
Il raconte avoir consacré ses bourses et ses premiers revenus à l’achat d’un MacBook, puis d’une caméra. L’objectif, dit-il, est de disposer des moyens nécessaires pour mieux filmer le groupe et se rapprocher des univers visuels qui l’inspirent.
La passion avant la rentabilité
Selon Moos Coulibaly, les membres répètent pendant des heures, donnent des cours, participent à des compétitions et produisent leurs propres images. Le collectif fonctionne d’abord grâce à l’envie de créer ensemble.
La danse impose aussi une discipline : rester synchronisé, regarder les autres et recommencer jusqu’à obtenir le mouvement recherché. Moos Coulibaly dit avoir conservé cette méthode dans la vidéo, la chorégraphie et la direction artistique.
Le premier laboratoire d’un parcours multidisciplinaire
Son passage de la danse à la vidéo ne correspond pas à une rupture. Il naît, dans son récit, du désir de mieux montrer ce que le groupe construit déjà. En cherchant à valoriser le collectif, il apprend à cadrer, monter, concevoir une identité visuelle et penser la diffusion d’un projet.
ICE CREAMZ apparaît ainsi comme un premier laboratoire où se rencontrent danse, image et création collective. La suite du parcours de Moos Coulibaly prolongera ces passerelles au-delà du quartier.