Dans les coulisses de Sous la Seine : répétitions, solidarité et réalité du tournage

Ibrahima Ba raconte à Havrais·e les répétitions de Sous la Seine, la solidarité de Nassim Lyes et un accident survenu pendant le tournage.

Ibrahima Ba, acteur originaire de Mont-Gaillard au Havre, incarne Adama dans Sous la Seine. Dans un entretien vidéo accordé à Havrais·e, il raconte les répétitions artisanales, la solidarité entre comédiens et un accident survenu pendant le tournage.

Ibrahima Ba raconte son parcours, du Mont-Gaillard à Netflix et au théâtre, dans l’entretien Havrais·e.

Des cartons et des chaises avant les effets spéciaux

Réalisé par Xavier Gens, Sous la Seine imagine un requin géant menaçant Paris à l’approche d’un triathlon international. Netflix crédite officiellement Ibrahima Ba dans le rôle d’Adama.

Dans l’entretien, le comédien explique qu’avant le tournage, le projet a été préparé pendant environ un mois dans un studio. « On est dans des studios avec des cartons, des chaises », se souvient-il. Les acteurs simulent la nage et la présence des requins afin de donner corps au projet.

Ibrahima Ba attribue ensuite à Xavier Gens la volonté de conserver plusieurs interprètes présents lors de cette première phase. Le récit éclaire un aspect rarement visible : avant les décors, les bassins et les effets numériques, un film se construit aussi avec des essais et une équipe qui apprend à travailler ensemble.

La solidarité de Nassim Lyes

La relation entre Ibrahima Ba et Xavier Gens avait commencé sur un précédent tournage à Montreuil. L’acteur raconte une journée particulièrement froide, pendant laquelle il rencontre Nassim Lyes.

Selon son témoignage, Nassim Lyes intervient alors pour faire revaloriser son cachet. « C’est un des comédiens les plus humains que j’ai rencontrés », dit Ibrahima Ba dans l’interview. Il retient moins le montant que le geste : un acteur plus installé peut aussi utiliser sa position pour soutenir un partenaire.

Sur Sous la Seine, il retrouve notamment Nassim Lyes, Léa Léviant et Daouda Keita, aux côtés de Bérénice Bejo. Ibrahima Ba indique que le tournage s’est déroulé entre Paris, la Belgique et l’Espagne.

Un accident raconté par le comédien

Ibrahima Ba relate également un accident survenu avant une scène : un harpon utilisé comme accessoire le blesse au pied. Il explique qu’un médecin a été consulté et qu’un pansement lui a permis de tourner la séquence prévue.

Le comédien présente cette décision comme un geste envers le réalisateur et l’équipe mobilisée. « Je ne l’ai pas fait pour Netflix […] Je l’ai fait pour Xavier », résume-t-il. Ce passage restitue son expérience personnelle ; il ne constitue ni un conseil ni un modèle à suivre en cas de blessure.

Ce que le succès ne montre pas

La sortie internationale du film ne gomme pas les répétitions, le froid, les auditions et le travail collectif. Ibrahima Ba insiste d’ailleurs sur l’écart entre visibilité et stabilité : « Ce n’est pas parce que tu me vois sur Netflix que j’ai percé. »

Son témoignage donne à voir l’envers d’une production spectaculaire, depuis les premiers essais jusqu’au plateau. Il rappelle surtout que les liens de confiance et la solidarité peuvent compter autant que la taille d’un projet.

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