Cécifoot, basket fauteuil, escrime adaptée : le sport adapté que tu peux tester au Havre

Une centaine de sports adaptés ont été passés en revue par le collectif Humansport en réunion. Une dizaine ont été retenus pour la journée du 29 août au stade Pelé. Le critère était simple : ouvert à tous, praticable partout, sur herbe comme sur bitume.

Voici ce qui t’attend, et ce que ça fait de le vivre.

Le cécifoot, du foot les yeux bandés

C’est le foot pour joueurs déficients visuels. Terrain à huit, ballon sonore, et les yeux bandés pour tout le monde. Tu joues à l’oreille, tu communiques à la voix, tu apprends en trois minutes que tu ne sais pas courir sans regarder.

Le HAC, qui possède une équipe reconnue dans la discipline, est de la partie.

Le basket fauteuil, une initiation ouverte à tous

Un club sportif de la région vient encadrer l’initiation. Tu montes dans le fauteuil, tu dribbles, tu pousses, tu tires. Se déplacer et utiliser ses mains en même temps, c’est là que ça se complique.

L’escrime adaptée, version laser

Plutôt que le fleuret classique, le collectif s’oriente vers l’escrime laser, avec des bâtons lumineux. Et une contrainte pour tout le monde : rester assis. Fauteuil roulant ou simple chaise, peu importe.

« Tout le monde aura un handicap », résume Enzo. C’est la ligne de conduite de toute la journée.

L’haltérophilie adaptée

Elle fait peur au début, y compris aux professionnels. Donner un poids à une personne porteuse d’un handicap mental, la première fois, ça inquiète. Avec des charges adaptées, du matériel sécurisé et des coachs qui accompagnent le geste, le sport s’ouvre.

« C’est logique, c’est humain, mais c’est tout aussi logique que ces personnes puissent le faire », explique Enzo.

La pétanque à l’aveugle

La plus accessible du lot, et pas la plus facile. Yeux bandés, tu joues au son et aux indications de ton équipe.

Le battle de danse inclusif

Des danseurs viennent affronter le public, mais pas seulement pour le show. Le battle est construit autour du thème du handicap, façon démonstration et sensibilisation.

La lutte

Un lutteur professionnel havrais, qui travaille déjà avec le centre Raymond Lerch, encadre l’initiation.

Pourquoi des professionnels sur chaque activité

Parce qu’improviser sur du sport adapté, ça ne marche pas. Le collectif est allé chercher des clubs, des diplômés et des joueurs de chaque discipline, en croisant les carnets d’adresses. Une infirmière du centre pratique l’escrime à bon niveau : elle a été embarquée sur l’activité.

À ça s’ajoute l’expérience quotidienne des organisateurs, qui accompagnent des enfants autistes et polyhandicapés toute l’année. C’est ce mélange, diplôme sportif d’un côté, métier de l’accompagnement de l’autre, qui rend les activités praticables par tout le monde.

Toutes les informations pratiques sont regroupées dans « Humansport, la journée sport et handicap du Havre, c’est le 29 août au stade Pelé ».

Source : interviews réalisées par Havrais·e avec le collectif Humansport.